Le dépaysement a commencé dès l'embarquement : déjà une file sans fin de japonais qui prenaient le même vol (je précise tout de même que nous avons choisi une compagnie japonaise : ANA). Beaucoup transportaient leurs achats dans des sacs en papier marron, du genre de ceux avec lesquels Louis Vuitton ou la Maison du Chocolat enveloppent leurs articles...
Comme distraction pendant les 12 heures de vol, nous avons pu voir "Crocodile Dundee à Los Angeles", "les Visiteurs en Amérique", mais aussi des publicités pour la boutique "Duty Free" de l'avion et des exercices pour se détendre adaptés à l'exigüité de l'avion. C'était singulier de voir les japonais acheter sans cesse des articles du Duty Free (par exemple un assortiment de couleurs de rouges à lèvres de marque) et aussi de suivre scrupuleusement les exercices proposés.
Mention bien pour l'avion qui n'a eu qu'une demi-heure de retard. Pour un vol de 12h, c'est négligeable. En fait, on n'atterrit pas à Tokyo-même car l'aéroport international de Tokyo se trouve plus exactement à Narita, 50 km à l'est de la capitale. Nous avons opté pour un bus de la compagnie "Limousine Bus". C'est le plus simple, car il y en a souvent et ces bus marquent des arrêts un peu partout dans Tokyo. De plus, c'est génial pour découvrir les paysages japonais et l'arrivée dans Tokyo est intéressante : l'urbanisation délirante saute aux yeux et l'empilement des voies express est ahurissant. Le bus est sur le départ, JS paie en vitesse les 60 000 yens et nous voilà dans le bus.
Déjà nous sommes témoins de la différence d'équipement des voitures au Japon : les japonais regardent la télévision dans leur voiture !
Un peu de bouchons et le bus nous a déposés à 17h à l'hôtel ANA, point de rendez-vous fixé avec Hubert. Hubert grâce à qui ce voyage a été possible : il nous a hébergés pendant 7 + 3 nuits dans le salon de son 55 m2 en plein de coeur de Tokyo.
20h30 heure locale : nous commençons à avoir faim. Nous nous sommes alors rendus dans le quartier d'Asakasa pour dîner dans un restaurant chinois. Heureusement qu'il y avait des photos !
Pour notre première journée à Tokyo, nous avons commencé par descendre Omotesando, les "Champs Elysées" de Tokyo. Beaucoup d'arbres, beaucoup de lierre, beaucoup de monde ! Il faut surtout regarder les gens, la mode japonaise est incroyable.
Nous avons repéré une boutique, l'Oriental Bazar : c'est une boutique de souvenirs qui vaut le détour. C'est un des rares endroits où vous pourrez trouver des cartes postales. On peut bien entendu y trouver tous les trucs typiquement japonais : de la vaisselle aux meubles, en passant par l'art du papier, les kimonos, les poupées en bois, les perles.
Sur le chemin pour le parc Yoyogi, nous sommes passés sur un pont qui est, le dimanche matin, le rendez-vous des passionés du déguisement.
Puis nous nous sommes balladés dans le parc Yoyogi : c'est un grand parc où on a le droit de marcher sur l'herbe. On peut y voir des gens pique-niquer, s'entraîner au base-ball, répéter des chorégraphies et même des groupes de gospel. On y rencontre des corbeaux, des écoliers même le dimanche.
Puis nous sommes allés déjeuner dans Harajuku dans un restaurant tendance du nom de "bio-simpllisimo, ojiyan cafe"). Notre déjeuner s'est composé d'une sorte de risotto recouvert de garnitures au choix : poulet frit, saumon, ume (prune salée), etc. C'était bon.
Et nous avons passé l'après-midi à Shibuya où il y avait une manifestation. Comme tous les Tokyoïtes, à Shibuya, nous avons pris la statue d'Hachiko comme point de rendez-vous. Hachiko est un chien à l'histoire très touchante : c'était le chien d'un professeur qui venait chercher son maître tous les jours à la station de Shibuya, à la mort de son maître il a continué à venir l'attendre pendant encore 11 ans avant sa propre mort. En témoignage de la loyauté de ce chien, les japonais lui ont construit une statue.
Franchement, ce point de rendez-vous n'est pas très pratique parce que c'est noir de monde. En plus, on se laisse facilement fasciner et envoûter par les immenses écrans plats véhiculeurs de messages publicitaires. Du coup, c'est très difficile d'en détacher les yeux. Pour peu que chacune des parties regardent les clips au lieu de chercher les autres...
Nous avons terminé cette première journée par un okonomiyaki vers Asakusa (genre de crêpe/omelette que l'on cuit soi-même sur une plaque chauffante) avant de conclure avec un dernier verre au 17ème étage de l'Imperial Hotel vers Hibiya.
Une première journée bien remplie mais sen-sa-tio-nnel-le grâce à Yatsuko, Laurent et Hubert. En rentrant, nous n'avons eu aucun mal à trouver le sommeil et le décalage horaire était déjà oublié.
Dès cette première journée, nous avons emprunté le métro tokyoïte. Une petite explication sur le métro s'impose : on paie en fonction de la station de départ et de la station d'arrivée. C'est pourquoi, dans chacune des stations, on trouve des billeteries automatiques et un plan des lignes avec le tarif du trajet en fonction de la station d'arrivée. Plus précisément on en trouve au moins deux : un en kanji et un en romaji. A Tokyo c'est 160 yens minimum, puis 190, 230... Comme il est assez "facile" et assez fréquent de se tromper, à côté des portillons de sortie, il y a toujours des bornes "fare adjustment" pour payer le complément. Un conseil : mettre un billet du montant minimum et payer la différence éventuelle à l'arrivée. Ou bien : acheter une carte à recharger (mais on n'a pas testé).