
Nous avons pris le shinkansen de 11h24 pour arriver à Ogôri à 13h51. JS m'a fait remarquer que le personnel du train (contrôleurs, vendeurs de bentos, vendeurs de boissons) salue toujours les voyageurs avant de quitter le wagon, il se tourne vers nous et s'incline. A Ogôri, la correspondance a été très rapide puisqu'à 14h nous avions un bus pour Hagi. Nous sommes alors arrivé à Higashi-Hagi à 15h30. Nous étions les seuls clients au minshuku.
La propriétaire nous a alors installés dans la plus grande chambre, une pièce de 12 tatamis.
J'ai a-do-ré. Ce fut une journée splendide, durant laquelle nous avons pu voir pour commencer le port. Eh oui, Hagi est au bord de la mer, et pourtant on ne sentait pas beaucoup les embruns quand on était au minshuku.
Hagi a aussi une plage.
Notre promenade a ensuite suivi le canal.
Nous sommes alors arrivés au parc.
Mais n'oublions pas le fil directeur de cette journée : les poteries. Il faut avouer que c'est l'intérêt principal de la ville. Nous avons ramené un duo de tasses et un petit vase.
Petite anecdote : nous avons acheté le vase dans une boutique qui a eu le prix de l'hospitalité. On nous y a d'ailleurs servi du thé vert dans des tasses de Hagi. Savez-vous pourquoi il y a une encoche sous les tasses ? L'idée c'est que l'utilisation des poteries de Hagi étaient réservées aux samouraïs et à la classe élevée. Alors pour rendre leur travail impropre aux nobles et ainsi permettre aux petites gens de s'en servir, les potiers "abîmaient" volontairement leurs poteries en faisant une entaille. Depuis, cette encoche est devenue caractéristique des poteries de Hagi.
Nous sommes aussi passé par l'ancien quartier des samouraïs.
Une des fiertés de Hagi sont ses carpes : dans la partie sud de la ville, on peut se promener le long d'un canal où sont élevées des carpes. Nous sommes par hasard passés devant l'atelier d'un potier mais il était déjà fermé ! Et il était à peine 17h. Dommage.
Les journées à la campagne se terminent plus tôt qu'à la ville. A 20h nous étions déjà de retour au minshuku après avoir dîné.
Au petit déjeuner, j'ai discuté avec la propriétaire. Le dialogue n'était pas évident, nous échangions des bribes d'anglais entremêlés de mots japonais. Son dictionnaire électronique S... a été très utile. J'ai retenu qu'elle avait été professeur d'histoire et qu'elle reçoit beaucoup d'étrangers, surtout des américains de Californie, peu de français, à peine 10 par an. Elle nous a fait cadeau de talismans : ce sont des pendentifs en forme de chaussons, qu'elle a faits elle-même.